Pourquoi me faire vacciner ?

4 bonnes raisons de se faire vacciner.

  1. J’ai une longueur d’avance sur les virus de la grippe. Grâce à la vaccination, mon organisme produit des anticorps protecteurs.
  2. Je me protège et préserve la santé de mon entourage. La vaccination protège la majorité des personnes vaccinées contre la grippe et ses conséquences. De plus, elle permet de limiter la transmission du virus à d’autres personnes.
  3. Je réduis le risque de complications graves. La vaccination annuelle évite le risque de complications et de soins hospitaliers pour les personnes des groupes à risque.
  4. La vaccination est un moyen de prévention simple, rapide et économique, associée aux mesures d’hygiène. Pour les personnes présentant des risques accrus de complications, la vaccination est remboursée par l’Assurance Maladie.

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Le vaccin est sans danger

La vaccination contre la grippe protège uniquement des virus contenus dans le vaccin. Les autres germes qui circulent en hiver ne sont donc pas concernés. Ces germes provoquent diverses maladies comme des rhumes, des rhinopharyngites, des infections pseudo-grippales. Certaines de ces maladies sont parfois confondues avec la grippe.

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La vaccination ameli-sante.fr

Cependant, il peut arriver qu’une personne vaccinée attrape une autre souche de grippe que celle contenue dans le vaccin. Dans ce cas, les symptômes peuvent être atténués et les risques de complications plus faibles. Chez les personnes âgées, la vaccination peut s’avérer moins efficace que pour les plus jeunes. Il en va de même pour les personnes souffrant de déficience immunitaire ou atteintes de certaines maladies chroniques. Ce sont avant tout ces personnes fragiles qu’il convient de protéger des complications de la grippe. Il est donc d’autant plus important que toutes les personnes ayant des contacts étroits avec elles se fassent vacciner et appliquent les mesures d’hygiène de façon rigoureuse.

A retenir

Le vaccin contre la grippe est fabriqué à partir de virus inactivés. Il est bien toléré par l’organisme. Il ne peut en aucun cas transmettre la grippe.

Enceinte, je suis plus vulnérable

Le corps d’une femme doit faire face à des exigences supplémentaires durant la grossesse. Le cœur et les poumons travaillent plus fort que d’habitude pour fournir du sang et de l’oxygène à son bébé. Ces phénomènes rendent les femmes enceintes plus vulnérables aux complications grippales. Ainsi, le risque d’hospitalisation pour des complications cardiaques ou pulmonaires est 4 fois plus important pour les femmes enceintes que pour les autres femmes. En fait, le risque de complications grippales est à peu près le même pour les femmes enceintes et les personnes atteintes de troubles médicaux chroniques.
Les femmes dont la grossesse a pris fin récemment (au cours des 6 semaines précédentes) courent aussi le risque de complications grippales.
Comme il y a de fortes chances pour qu’une partie de la grossesse se déroule durant la saison grippale (qui s’étend du début de l’hiver au début du printemps), certaines précautions comme l’hygiène (consultez la rubrique La Grippe, conseils pour l’éviter) ou la vaccination sont à suivre pour vivre sa grossesse en toute sérénité.

Le saviez-vous ?

Aux Etats Unis, les femmes enceintes qui ont été vaccinées contre le virus H1N1 pendant l’épidémie de 2009 ont connu moins de naissances prématurées que d’ordinaire. En Argentine, même constatation : moins de risque de faible poids de naissance, d’accouchement prématuré et de mortalité périnatale lorsque les femmes enceintes ont été protégées contre la grippe. En France le vaccin contre la grippe fait partie des recommandations à l’égard des femmes enceintes.

Future maman vaccinée = bébé protégé

La vaccination de la femme enceinte contre la grippe accroît sa protection mais aussi celle de son bébé ! Les anticorps traversent le placenta et protègent les nouveau-nés d’une infection grippale pendant plusieurs mois après la naissance.

Le saviez-vous ?

Selon une étude récemment menée, plus de 80 % des bébés dont les mères avaient été vaccinées pendant la grossesse avaient des anticorps contre la grippe suffisant à leur protection. En revanche, seulement 30 % environ des bébés dont la mère n’avait pas été vaccinée étaient protégés, avec des taux d’anticorps plus faibles donc une protection plus courte. Les anticorps étaient plus nombreux chez les bébés dont les mères s’étaient fait vacciner tôt dans leur grossesse que chez celles qui avaient été vaccinées durant les quatre semaines précédant l’accouchement.

Une vie plus longue sans la grippe

La grippe freine notre espérance de vie. En effet, l’Institut de Veille Sanitaire a recensé un pic de mortalité durant l’hiver 2011-2012 en France.
Ainsi, la rigueur de l’hiver 2012 est pointée du doigt car entre novembre 2011 et mars 2012, l’Institut de veille sanitaire a recensé une hausse de la mortalité en France. Le pic se situe durant les 6 semaines de « grand froid » de l’hiver. Résultat : +13 % de décès, soit 6000 défunts de plus par rapport aux années antérieures, tous âges confondus. Cependant parmi eux, l’Institut a recensé 2900 personnes âgées de 85 à 94 ans, soit une hausse de 18 % par rapport à l’année précédente, et 1000 personnes de plus de 95 ans, soit + 31 %.
Ce pic de surmortalité est dû à la concomitance de plusieurs phénomènes : le grand froid mais aussi la grippe saisonnière, qui a connu un pic à cette période comme d’autres épidémies d’hiver (la gastro-entérite, les maladies respiratoires). Tant de vecteurs qui fragilisent beaucoup les personnes âgées et qui peuvent entraîner le décès des plus vulnérables.

Autre conséquence de ce pic de mortalité, le bilan démographique français en 2012, récemment publié par l’Insee montre que la population française continue de croître, mais moins vite en 2012 que durant les années précédentes. De plus, et après des années de progression, l’espérance de vie se rétracte. En effet, elle passe à 84,8 ans pour les femmes au lieu de 85 ans en 2011, avec une stagnation pour les hommes à 78,4 ans.